« Retour au blog de ArwennSimon

Extrait de mon nouveau livre

Extrait de mon nouveau livre
Un sourire illumine mon visage. Je me penche sur ses lèvres, il ferme les yeux. Ma main droite se resserre, mes muscles se tendent et je frappe un coup.
Un seul, net, précis, presque chirurgical. Je tranche sa gorge d'une oreille à l'autre. L'aorte s'ouvre laissant déferler le sang en un long geyser. Il porte les mains à sa gorge, ses yeux pétrifiés me fixent, il n'a pas eu le temps de comprendre, mais maintenant il sait.
Il essaye de se lever et tombe à genoux sur le parquet. Ses lèvres bougent mais aucuns son ne sortira plus jamais de cette bouche avide.
-Essaye pas de parler, tu ne peux pas...Tu vois, c'est pour cela que j'aime autant les canapés en cuir, ça se lave facilement ! Un coup d'éponge et il n'y parait plus, c'est autre chose pour le parquet ! Il faut à chaque fois le frotter pendant des heures et des heures...Tu t'en fout n'est-ce pas ? Me regarde pas comme ça ! On dirait une biche prise en pleins phares. Tu m'éc½ures !

Son regard paniqué vogue du sol à mon visage. Il n'arrive plus à fixer un point précis. Dans quelques secondes il sera mort et je pourrais enfin commencer. Ses yeux verts de serpent restent ouverts sur le vide, ils fixent le plafond comme si ils y cherchaient une solution. Son regard je le hais, c'est d'ailleurs pour cela que je l'ai choisis. Je me fiche de ses cheveux clairs qui lui donne une gueule d'ange, tout ce que j'ai vus en l'abordant c'est ses yeux, les yeux de mon père. Je finis de me déshabiller, sans me précipiter, cet instant est si doux, si précieux qu'il faut le préserver. La nudité est si belle quand elle est ainsi, sensuelle et volontaire. Je m'accroupis près de lui ma longue lame lisse dans la main droite et j'entreprends mon travail. Il me prendra toute la nuit, puis une partie de la soirée suivante, il faut que j'en fasse le maximum ce soir, car demain je n'en aurais pas le temps.

# Posté le lundi 15 septembre 2008 06:13

« Article précédent : Extrait de P'tite fée

Article suivant : A vos claviers ! »